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TEMOIGNAGE DE ELISE




Histoire :


« Mon alimentation est étroitement liée à ce que je ressens. J’ai l’impression de manger mes émotions, car chacune de mes humeurs me pousse à manger et trouble mes prises alimentaires. La nourriture devient le seul moyen de m’apaiser et de réguler ce que je ressens. Tant que je ne me sens pas plus légère, je peux consommer des quantités impressionnantes. Mais celle-ci m’apaise le temps d’un instant, pour laisser place à de nouveaux ressentis, qui contribue encore à favoriser mon envie de manger. J’ai l’impression d’être dans une spirale infernale où la nourriture est à la fois ma punition et mon échappatoire » ELISE


Élise se sent démunie face à son comportement alimentaire, elle ne comprend pas comment elle peut ingurgiter autant de nourriture sans avoir le pouvoir de s’arrêter. Elle exprime de la tristesse face à ce comportement, qui détériore sa santé. Cette distance avec ses sensations alimentaires, la conduit à arrêter de manger uniquement lorsque son corps lui procure une douleur ventrale, une envie de vomir, ou un dégoût profond.


Ne pouvant s’arrêter, elle reproduit ce cercle vicieux indéfiniment au cours de son quotidien, plus les jours passent et plus les prises alimentaires deviennent de plus en plus importantes. Désormais, elle contrôle, voire se restreint lors de ses repas principaux afin de pouvoir compenser ses compulsions alimentaires.



 

Les conseils de Joh


Dans cette situation, le cerveau de Élise lui joue des tours. Il associe la notion de plaisir, réconfort et apaisement uniquement en lien avec la nourriture. La gestion des émotions est une notion à travailler chez cette patiente afin de stabiliser et gérer ses états.


La plupart des compulsions alimentaires, permettent de répondre à une cause qui ne dépend pas de l’alimentation. Le cerveau permute la relation alimentaire avec un état psychologique associé. Pour remédier à cette problématique, il va être primordial de développer des sources de plaisirs, d’apaisement et de réconfort différents de la nourriture. La création de distance avec les pensées va permettre de modifier le conditionnement du cerveau et de rompre ce lien qui enferme dans un cercle vicieux. Se rapprocher de ses sensations alimentaires et de ses besoins sera une clef d’entrée pour que la patiente arrive à mieux se connaître et évoluer différemment. Pour permettre ce reconditionnement, il sera impératif d’identifier la cause du problème qui entraîne la compulsion alimentaire. Sur du long terme, cette compulsion devient un réflexe conditionné, une habitude qui s’introduit dans le quotidien comme une normalité.


Pour toutes compulsions alimentaires, plusieurs accès sont possibles en fonction des individus, pour comprendre, traiter et modifier ses comportements, l’accompagnement par un professionnel de santé qualifié permet une meilleure gestion et une efficacité pour sortir de cette difficulté.

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